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Nettoyage du télescope de l’observatoire de Stuttgart

Avez-vous déjà essayé en 2017 de jeter un coup d’œil sur les étoiles? Pour avoir une vue bien dégagée sur les étoiles, des objectifs propres sont une nécessité. C’est pourquoi Kärcher a aidé l’observatoire de Stuttgart à nettoyer un télescope.


Le ciel étoilé au-dessus de Stuttgart

Avec les grands télescopes modernes, on peut apercevoir près de 10 milliards d’étoiles dans le ciel nocturne; on en voit un peu moins depuis la Uhlandshöhe à Stuttgart. C’est là qu’est installé depuis 1921 l’observatoire de Stuttgart. Sur cette élévation au cœur de la capitale du Land de Bade-Wurtemberg, le bruit de la circulation et les annonces des trains de la gare au fond de la vallée se perdent au lointain et toute la lumière des lampadaires et des autres sources d’éclairage couvre toute la ville comme par une cloche pendant la nuit. Cette pollution lumineuse contribue à ce que l’équipe de bénévoles de l’observatoire n’aperçoit avec ses télescopes qu’une fraction des 10 milliards d’étoiles. Mais l’observation des objets célestes n’est pas seulement troublée par la pollution lumineuse, mais aussi par les dépôts de poussière fine, les insectes, le pollen et les intempéries qui ont encrassé à tel point le grand miroir de l’un des télescopes que l’observation des étoiles est plutôt blafarde et faiblement contrastée.

Ulrich Teufel, ingénieur et astronome amateur passionné, avait déjà observé avec intérêt en tant que jeune garçon les étoiles à travers les fenêtres de toit de sa chambre d’enfant. C’est pourquoi il est devenu très tôt membre de l’association qui gère l’observatoire et qui le maintient en bon état. Il ne supportait plus de voir son télescope aussi encrassé. Un certain mardi très ensoleillé, notre homme de 49 ans se tient sur le plateau du réservoir d’eau et tire le télescope de 150 kg logé sur des rails hors de son support en tôle. «Aujourd’hui nous allons nous attaquer au nettoyage du miroir du télescope», s’écrit Teufel. Et ce qui a l’air d’être une tâche simple se révèle être une mission épineuse.

Ulrich Teufel an der Sternwarte

Des surfaces extrêmement précises

Le cœur du télescope est un miroir de haute précision qui pèse 30 kg et qui mesure 50 cm de large. Il est fixé sur la partie inférieure du télescope et reflète la lumière incidente des étoiles sur un deuxième miroir. Ce dernier guide l’image par le biais d’un oculaire vers l’œil de l’observateur. La surface du grand miroir a fait l’objet d’un traitement complexe, afin que les inégalités ne dépassent pas le niveau du nanomètre. Il faut savoir chaque inégalité se traduit par une image imprécise. Une surface d’une telle précision est bien entendu très sensible. Si on se contentait de l’essuyer avec un chiffon, les fibres laissent d’innombrables petites égratignures. «L’image serait alors encore plus mauvaise qu’avec un miroir encrassé», estime Teufel. «C’est pourquoi on préfère travailler avec un miroir sali qu’avec un miroir mal nettoyé.»

Il faut malgré tout se débarrasser de cette saleté, et compte tenu de la mission délicate, elle doit uniquement être confiée à des professionnels. Ulrich Teufel et deux des collègues de son association ont donc pris une journée de congé pour s’y consacrer, car ils s’attendent à ce que ce projet dure plusieurs heures. Après avoir amené le télescope sur le palier, ils se mettent à l’œuvre. Ils commencent par dévisser le couvercle arrière et ils extraient avec précaution le miroir avec son support. Aussitôt que le miroir a été sorti, l’intensité de l’encrassement qui se déposé au fil des années ne fait plus aucun doute. Un voile gris et une multitude de points sombres recouvrent la surface de manière clairement visible. Ce n’est pas étonnant, étant donné que le télescope a été nettoyé pour la dernière fois en 2008.

Spiegel des Teleskops

De la patience et la technique adéquate

À présent il faut beaucoup de doigté. Le miroir est déposé dans un grand récipient et la saleté est ramollie avec de l’eau distillée. «L’eau du robinet ordinaire y laisserait des taches de calcaire, et ça, nous voulons l’éviter à tout prix», déclare Teufel. On ajoute un peu de produit de nettoyage qui a été mis au point pour les installations solaires. Il ménage tout particulièrement le matériel et il est conçu pour enlever les saletés tenaces telles que le pollen, la rouille et les poussières fines. Et maintenant il faut à nouveau faire preuve de patience: il faut laisser le mélange faire son effet pendant deux heures.

Pendant ce temps, Ulrich Teufel se charge du tube du télescope. L’une ou l’autre toile d’araignée, de la poussière et du pollen se sont déposés sur le côté inférieur du velours noir. Le tissu avec lequel l’intérieur du télescope est revêtu sert à absorber la lumière diffuse, afin de fournir une vision claire des étoiles. Sans hésiter, il s’empare de l’aspirateur à usages multiples équipé du pinceau d’aspiration, afin de s’attaquer à la saleté.

Tubusreinigung mit dem Mehrzwecksauger

Un brillant éclatant

Revenons au miroir: entre temps, la saleté a été bien ramollie et s’est détachée pour l’essentiel sans qu’il ait fallu toucher la surface sensible. On enlève les résidus en passant doucement dessus un chiffon non pelucheux. Puis on applique un ultime traitement avec un mélange d’alcools pour évacuer les résidus gras.

L’équipe sourit avec satisfaction lorsque le lourd miroir est à nouveau sorti de son récipient. Ils aperçoivent un brillant éclatant. À présent il faut à nouveau faire preuve d’un grand doigté: l’ouvrage si sensible est à nouveau vissé sur son support avec des gants en soie avant d’être monté dans le tube du télescope.


Une vision bien nette des étoiles

Entre temps, la nuit commence à tomber, la cuvette trépidante de vie de la vallée est déjà recouverte par l’ombre des collines environnantes et on aperçoit tout à proximité la tour de télévision éclairée de Stuttgart se dresser dans le ciel nocturne. L’équipe se lance dans la dernière tâche de la journée: le réglage adéquat du télescope.

Pour ce faire, les différents miroirs du télescope ont dû être alignés avec précision. Ainsi, l’axe du grand miroir, le miroir secondaire et le focalisateur Crayford sont orientés l’un vers l’autre et chaque basculement de la lentille est supprimé. Au bout d’une heure environ, cette tâche est également accomplie et la vue vers les étoiles est à nouveau bien nette. «Cela en a vraiment valu la peine», conclut notre astronome amateur enthousiaste. Maintenant, toutes ces classes scolaires et groupes de visiteurs qui rendent régulièrement visite à la Uhlandshöhe disposent à nouveau d’une image très contrastée d’une partie des plus de 10 milliards d’étoiles. Et Ulrich Teufel a, lui aussi, une vision bien nette d’Orion, sa constellation favorite.

Gemeinsam wird der Spiegel wieder eingesetzt.